Woluwe en chantier !

Chronique de la rénovation du Musée du Tram Bruxellois
N° 5 – 11 septembre 2006

Le point de la situation après cinq mois de silence ...

Une première phase "presque" terminée

Le chantier de renouvellement des voies dans la cour et dans le hall Leprince est finalement arrivé à son terme dans le courant du mois de juin. Le pavage de la cour s'est tout particulièrement fait attendre, au grand dam des actifs présents chaque week-end et qui commençaient tout doucement à s'épuiser à force de déjouer les pièges d'un chantier interminable. Une partie de la cour a été provisoirement asphaltée en attendant le renouvellement du peigne d'aiguillages menant à la dernière remise.

Une fois la cour repavée, il a fallu nettoyer – désabler – débétonner – décoincer – dégravillonner – enfin, on vous laisse choisir le meilleur terme – la plupart des aiguillages devenus totalement inopérants voire même dangereux tellement ils étaient encrassés ! Mais où est donc passée la conscience professionnelle !? Une anecdote : les anciens aiguillages donnant accès à la partie basse du dépôt ont été proprement démontés en vue d'entamer une nouvelle carrière au Canada, là où notre membre et ami Claude Sabot se propose de remettre en service les quelques trams bruxellois qu'il a patiemment récupérés ces dernières années.

Dans le hall Leprince, les finitions se font attendre : contours des plaques d'égouts, arrêts de portes, jonctions devant certains passages vers le hall Cudell. Par ailleurs, il faut bien constater qu'à certains endroits, le travail a été méchamment bâclé par l'entrepreneur, manifestement pressé d'évacuer les lieux. C'est tout particulièrement visible dans la partie arrière du hall et à l'avant des voies 9 à 12. Vous avez dit "conscience professionnelle" ?

Quelques photos de l'évolution du chantier :

(29.04.2006)

(29.04.2006)

(06.05.2006)

(05.06.2006)

Du côté des lignes aériennes, le travail a atteint le même stade de "presque terminé" : plusieurs nouveaux poteaux ont été plantés dans la cour et dans le jardin, à la fois pour s'adapter au nouveau plan de voies mais aussi pour soulager le vieux bâtiment de l'exploitation dont un angle souffrait énormément sous la traction de la "toile". Mais un poteau est resté peint en gris, quelques potences défigurent (provisoirement ?) une partie de l'ouvrage aérien, on attend toujours les typiques coiffes pointues et plusieurs sections à l'intérieur du hall Leprince n'ont été placées qu'au début du mois de septembre. Nul doute que les ouvriers ont dû quelque peu délaisser le Musée du Tram pour des chantiers plus urgents comme le prolongement du 94 au boulevard du Souverain, ce qui somme toutes est bien compréhensible.

Les pieds dans l'eau

Le 28 juillet, une succession d'orages mémorables ont une fois de plus provoqué divers débordements d'égouts dans la vallée de la Woluwe. Comme cela avait déjà été le cas moins d'un an auparavant, nos vestiaires se sont retrouvés sous 50 cm d'eau boueuse, sonnant le glas de la plupart des armoires qui avaient survécu à l'inondation précédente. Pour les bénévoles du groupe technique, déjà privés d'atelier digne de ce nom, le quotidien commence à devenir vraiment pénible …

Cela dit, il serait vain d'accuser un quelconque bouleversement climatique : très clairement, la cause de tous nos maux vient des travaux d'assainissement de la Woluwe, à la suite desquels les eaux de pluie provenant des toitures du Musée s'écoulent désormais dans les égouts via une étroite canalisation passant très exactement sous les vestiaires ! A chaque orage violent, nous nous faisons donc noyer "de l'intérieur" ! Une situation que nous essayerons de faire corriger à la faveur des travaux à venir …

(28.07.2006- photo J. de Doncquers)

Dossier d'adjudication

En parallèle avec ces travaux que l'on pourrait presque qualifier de "préliminaires", le dossier d'adjudication pour la rénovation des bâtiments a été bouclé par le bureau d'architectes. Bien sûr, une copie a été fournie au MTUB afin de nous permettre de vérifier une dernière fois les parties concernant le Musée. Nous voilà donc face à un cahier des charges comprenant quelques dizaines de plans et trois classeurs bien fournis … à examiner bénévolement après les heures de travail bien entendu !

Finition du hall Leprince

Comme indiqué plus haut, la finition du hall Leprince laisse fortement à désirer. A l'initiative du Musée, la STIB a dès lors "invité" l'entrepreneur à venir corriger les imperfections tout au long de ce mois de septembre. Ce travail devrait s'exécuter en deux phases : pavage des voies 5 à 8 durant la première quinzaine, pavage des voies 9 à 12 la quinzaine suivante. Pendant ce temps, nos trams sont regroupés dans la moitié d'un hall ainsi que sur une voie du dépôt gracieusement mise à notre disposition par la STIB. Nous voilà donc repartis pour trois week-ends de savants calculs (il faut tout "caser" sur cinq voies sans déforcer l'exploitation régulière - la saison n'est pas terminée) ponctués de manœuvres diverses et variées. A noter que le 10 septembre, aucun paveur n'avait encore été aperçu sur la place de Woluwe. Aux dernières nouvelles, ils sont annoncés pour le 12… Qui a parlé de "conscience professionnelle" ?

Mouvements dans la collection

Afin de libérer la place pour les engins de chantier, une partie du matériel vicinal non restauré a été transféré vers la remise basse du dépôt de Schaerbeek. Il s'agit de la caisse A1076 (posée sur le wagon plat 110) et du wagon fermé A18084 (calé sur le wagon à rails 141), qui ont traversé la ville à vitesse très réduite durant une bonne partie de la nuit du 6 mai.

A ce jour, il ne subsiste dans la partie "dépôt" que quelques grosse pièces techniques ainsi que la caisse rouge A1761 posée sur le wagon plat A7177. Tout ce matériel devrait trouver place dans notre future "réserve froide" à aménager dans un morceau de tunnel inutilisé non loin du Pont Van Praet. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir en temps utiles …

Suite au prochain épisode… "Woluwe en chantier !" paraîtra à un rythme aléatoire suivant l'évolution du chantier et la motivation du rédacteur.